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samedi
30
NOVEMBRE
2013
18:00

Adresse

Hôtel de Soubise
Archives nationales
60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris

De Beethoven à Schnittke : le violoncelle Muse intemporelle des compositeurs

Hermine Horiot | Violoncelle
Guillaume Sigier | Piano

Présentation

Ce programme est une invitation au voyage à travers deux siècles de musiques écrites ou transcrites pour le violoncelle par de grands compositeurs-phares de leur époque.

Lorsque Beethoven arrive à Vienne en 1792, La Flûte Enchantée de Mozart, créée un an auparavant, est encore à l'affiche. Deux ans plus tard, il compose les Variations, op. 66 sur le fameux air de Papageno. Bien qu'il s'agisse d'une œuvre de jeunesse, le lyrisme des variations lentes annonce déjà l'éclosion imminente du romantisme, époque bénie du violoncelle.

Initialement écrite pour cor et orchestre, l’Adagio et Allegro, op. 70 de Schumann est transcrite avec succès pour le violoncelle et demeure aujourd'hui l'une des plus belles pages du répertoire chambriste schumannien.
Musica Nostalgica de Schnittke est une pièce extrêmement attachante, qui utilise les codes de la musique baroque, comme une métaphore de la nostalgie des jours anciens.

Fin 1880, Arnold Simon, éditeur à Hanovre, retrouve par hasard un manuscrit d'une romance pour piano non publiée (adaptation du lied Les pleurs des femmes sur un poème de Caroline Pavloff) que Liszt avait écrite en 1848 et totalement oubliée depuis. Liszt saisit l'occasion pour en proposer une version remaniée sous le titre de Romance oubliée. Tout son passé, ses amours, ses aventures de concertiste et ses succès à travers l'Europe resurgissent…

Dans la Sonate en sol mineur, op. 65 de Chopin, la voix du violoncelle se fait l'ambassadrice de la profonde nostalgie de Chopin pour son pays natal, la Pologne. Le Largo est un véritable bijou, où piano et violoncelle dialoguent dans le style feutré des fameux nocturnes du même auteur.

Programme

  • Caroline Pavloff
    Les pleurs des femmes Oh pourquoi donc, lorsqu'à leurs chemins
    Les doux bonheurs ne manquent pas,
    Pourquoi donc pleurent-elles toutes,
    Les pauvres femmes d'ici-bas ?

    Ne jetez pas sur ce mystère
    Votre dédain froid et cruel,
    Et par le rire de la terre
    N'insultez pas les pleurs du ciel.

    Ce qui soudain déborde en elles
    Nul de vous ne l'éprouverait;
    Mais vous, laissez ces esprits frêles
    Se bercer de leur deuil secret.
  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Variations sur « Ein Mädchen oder Weibchen » de la « Flûte Enchantée » de Mozart, op. 66 | 1797
  • Robert Schumann (1810 – 1856)
    Adagio et Allegro, op. 70 | 1849
  • Alfred Schnittke (1934 – 1998)
    Musica Nostalgica | 1992
  • Franz Liszt (1811 – 1886)
    Romance Oubliée | 1881
  • Frédéric Chopin (1810 – 1849)
    Sonate en sol mineur, op. 65 | 1845-1846
    Allegro moderato
    Scherzo
    Largo
    Finale