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jeudi
23
AVRIL
2015
12:30

Adresse

Petit Palais
Auditorium
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

Folklore et Poésie

Victor Sicard | Baryton
Edwige Herchenroder | Piano

Présentation

Avec plus de six cents lieder, Schubert est souvent considéré comme le père fondateur du genre. Issu de la chanson, le lied apparaît très tôt chez le compositeur comme le lieu de la rêverie intérieure, de la confidence. Il nous plonge dans univers musical tragique dans Der Zwerg ou dans Harfenspieler-lieder et dans une fiévreuse ascension vers la pure extase céleste dans Ganymed.

Britten compte parmi les plus grands compositeurs britanniques du XXe siècle. De Bartók surtout, il retient bien sûr, parmi bien d’autres leçons, le détournement savant du folklore. Il l’applique à l’écriture de nombreuses Folk Songs anglaises, irlandaises mais aussi françaises ou américaines…

Composés au retour d’un séjour en Hongrie, les Zigeunerlieder de Brahms connaissent un succès immédiat. Brahms puise textes et mélodies dans une anthologie de 25 chants tziganes dont le thème commun est l’amour et s’efforce d'exploiter les caractéristiques de cette musique en jouant sur l’irrégularité rythmique.

« Si l’on mettait sur ma tombe : Ci-gît Francis Poulenc, le musicien d’Apollinaire et d’Eluard, il me semble que ce serait mon plus beau titre de gloire ». Cette citation du compositeur lui-même est tout à fait représentative de son travail. Les Quatre Poèmes de Guillaume Apollinaire sont des instantanés d’une ou deux minutes qui montrent son extraordinaire capacité à saisir l’esprit d’une vignette poétique.

Enfin, Lustoslawski, célèbre compositeur polonais du XXe siècle, s’inspire d’une danse traditionnelle du sud de l’Italie pour composer sa Tarantella.    

Programme

  • Franz Schubert (1797 – 1828)
    Der Zwerg (Le Nain) D. 771 sur un poème de Matthäus von Collin | 1822
  • Franz Schubert (1797 – 1828)
    Gesänge des Harfners (Chants du harpiste) D. 478 – 480 sur des poèmes de Johann Wolfgang von Goethe | 1816 – 1822
    Wer sich der Einsamkeit ergibt (Celui qui s'adonne à la solitude)
    Wer nie sein Brot mit Tränen aß (Celui qui n'a jamais mangé son pain avec des larmes)
    An die Türen will ich schleichen (Je vais me glisser de porte en porte)
  • Franz Schubert (1797 – 1828)
    Ganymed (Ganymède) D. 544 sur un poème de Johann Wolfgang von Goethe | 1817
  • Benjamin Britten (1913 – 1976)
    Folk Songs sur des poèmes anonymes Oliver Cromwell
    The Salley Garden
    Soldier, won’t you marry me
    O Waly, Waly
    The Deaf Woman’s Courtship
  • Entracte

  • Johannes Brahms (1833 – 1897)
    Zigeunerlieder (Chants tziganes), op. 103 sur des poèmes anonymes | 1887 – 1888
    He, Zigeuner, greife in die Saiten ein! (Hé, Tzigane, fais résonner les cordes !)
    Hochgetürmte Rimaflut, wie bist du trüb (Flot de la Rima qui se dresse haut)
    Wißt ihr, wann mein Kindchen am allerschönsten ist? (Savez-vous, quand mon petit enfant est le plus beau de tous ?)
    Lieber Gott, du weißt, wie oft bereut ich hab' (Cher Dieu, tu sais combien souvent je me suis repentie)
    Brauner Bursche führt zum Tanze (Le garçon brun conduit à la danse)
    Röslein dreie in der Reihe blühn so rot (Trois petites roses dans la rangée fleurissent si rouge)
    Kommt dir manchmal in den Sinn (Est-ce que parfois il te vient à l'esprit)
    Rote Abendwolken ziehn am Firmament (Les nuages rouges du soir traînent dans le firmament)
  • Francis Poulenc (1899 – 1963)
    Quatre Poèmes de Guillaume Apollinaire L’Anguille
    Carte postale
    Avant le cinéma
    1904
  • Witold Lutoslawski (1913 – 1994)
    Tarantella | 1990