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dimanche
27
SEPTEMBRE
2015
17:00

Adresse

Chapelle de la Madeleine Rue Racine
02400 Château-Thierry

Quand Obermann danse la Bergamasque

Michalis Boliakis | Piano

Présentation

« L’humour : l’éclair divin qui découvre le monde dans son ambigüité morale […] ; l’humour : l’ivresse de la relativité des choses humaines ; le plaisir issu de la certitude qu’il n’y a pas de certitude. » Milan Kundera, Les Testaments trahis

La Vallée d'Obermann de Liszt, inspirée du roman Obermann de Sénancour, cherche à partager des questions existentielles et proprement romantiques. On lit, parmi les citations qui accompagnent la partition (issues du roman): « Que veux-je ? Que suis-je ? Que demander à la nature ? »

Le jeune Fauré du Nocturne n°1 pour piano s’inscrit lui aussi dans cet héritage, tourmenté par une recherche spirituelle. L’interprète n’a qu’un seul choix lorsqu’il aborde ces œuvres : se laisser emporter lui-même par l’intensité des émotions, se lancer dans sa propre quête spirituelle, passionnée, désespérante.

A partir de la fin du XIXe siècle, le compositeur éprouve souvent le besoin de se détacher de son œuvre, de ne pas la prendre trop au sérieux, d’y mettre quelques touches d’humour.

Les Etudes de Ligeti en sont l’exemple parfait : des exercices de style ludiques. Le compositeur  détourne avec amusement une multitude de genres, allant du jazz à la musique minimaliste.

Lorsque Debussy compose la Suite bergamasque il s’inspire de plusieurs univers : la musique baroque, les poèmes de Verlaine et, bien sûr, la Bergamasque, danse traditionnelle de Bergame en Italie - une danse rustique, caractérisée par son aspect clownesque. Cette œuvre est empreinte d’humour et de poésie.

Malade et immobilisé, Ravel dédie son Tombeau de Couperin à ses amis morts pendant la première guerre mondiale. Dans ce contexte accablant, les différents mouvements tissent pourtant un hommage enjoué à la musique baroque et les phrases musicales restent magnifiquement équivoques et énigmatiques.

La deuxième partie du récital laisse la place à l’imaginaire de l’auditeur. La sensibilité de celui-ci, en complicité avec celle de l’interprète, définit la nature et le contenu du discours musical.

Programme

  • Franz Liszt (1811 – 1886)
    Première année de pèlerinage : Suisse (extrait) | 1848 – 1855
    Vallée d'Obermann
  • Gabriel Fauré (1845 – 1924)
    Nocturne n°1 en mi bémol mineur, op. 33 | 1875
  • Entracte

  • György Ligeti (1923 – 2006)
    Etudes, Livre I (extraits) | 1985
    Fanfares
    Cordes à vide
  • Claude Debussy (1862 – 1918)
    Suite bergamasque | 1890
    1. Prélude
    2. Menuet
    3. Clair de lune
    4. Passepied
  • Maurice Ravel (1875 – 1937)
    Le Tombeau de Couperin (extraits) | 1914 – 1917
    1. Prélude
    4. Rigaudon
    6. Toccata