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dimanche
08
JANVIER
2017
12:30

Adresse

Hôtel de Soubise
Archives nationales
60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris

Danses et Airs à la Cour de France

Lea Desandre | Mezzo-Soprano
Violaine Cochard | Clavecin

Présentation

L’air de cour conquit le monde musical français à la charnière de la Renaissance tardive et du premier baroque, approximativement entre 1580 et 1590, et perdura parallèlement à l’émergence de la tragédie lyrique dans la première moitié du XVIIe siècle. De ses origines de la Renaissance, l’air de cour conserva un caractère polyphonique important, mais ce fut bien sûr le chant soliste qui se tailla la part du lion. S’il insista bien souvent sur l’intelligibilité absolue du texte, l’air de cour à la française se frotta aussi à l’exercice de la virtuosité vocale.

Michel Lambert, le beau-père de Lully, signa ainsi plus de 300 partitions de ce genre dont on commence enfin à soupçonner l’importance. Sébastien Le Camus, membre de La Petite Bande créée par Lully, était éminemment bien placé pour tirer les leçons de son protecteur et ses airs de cour brillent par une élégance toute hexagonale. De son côté, Marc-Antoine Charpentier fut certes taxé d’italianophilie malvenue mais demeura pourtant intrinsèquement français dans sa manière.

L'autre passion du royaume de France était la danse. Les Bourbons l'avaient érigée en véritable art d'état. La grande école française du clavecin, établie par Jacques Champion de Chambonnières, Louis Couperin et Jean-Henry d'Anglebert, allait porter la suite de danses à des sommets que François Couperin, neveu de Louis, couronna d'une œuvre vertigineuse constituée de vingt-sept ordres. Le clavecin français, c'est un univers de clair-obscur, de délicats coups de pinceaux maniant l'élégance élusive et la suggestion. C'est aussi une fantastique galerie de caractères (au sens imposé par le grand Jean de La Bruyère), de portraits parfois mystérieux dont on cherche encore toutes les sources.

Le programme proposé est consacré à cette époque passionnante et à ces maîtres qui occupent une place unique dans l'histoire de la musique. Récital à deux voix, moment continu où les pièces instrumentales sont un écho, un commentaire des pièces chantées, les liant entre elles ou les annonçant.

Programme

  • Jean-Henri d’Anglebert (1629 – 1691)
    Prélude en sol mineur
  • Sébastien Le Camus (1610 – 1677)
    On n’entend rien dans ce bocage
  • Sébastien Le Camus (1610 – 1677)
    Je passais de tranquilles jours
  • Jean-Henri d’Anglebert (1629 – 1691)
    Sarabande en sol mineur
  • Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704)
    Tristes déserts
  • François Couperin (1668 – 1733)
    La Favorite (Chaconne à deux temps)
  • Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704)
    Celle qui fait tout mon tourment
  • Michel Lambert (1610 – 1696)
    Ma bergère
  • Louis Couperin (1626 – 1661)
    La Piémontaise
  • Louis Couperin (1626 – 1661)
    Courante la Mignone
  • Louis Couperin (1626 – 1661)
    Sarabande
  • Sébastien Le Camus (1610 – 1677)
    Laissez durer la nuit
  • Louis Couperin (1626 – 1661)
    Chaconne en ré mineur
  • Michel Lambert (1610 – 1696)
    Vos mépris